Isolement social

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Les organismes « milieu de vie » travaillent à briser l’isolement des femmes. Celles qui les fréquentent viennent souvent y chercher un lieu d’appartenance, une présence, un réconfort. En effet, lorsqu’on a près de soi une personne pouvant écouter, épauler ou conseiller en période de difficulté, de stress important ou de crise, le niveau de détresse psychologique diminue. Au contraire, le manque de soutien peut fragiliser la santé mentale. L’isolement social que vivent des participantes est un problème en augmentation selon 71 % des organismes (Q.16)1.

Plusieurs raisons peuvent expliquer l’isolement. La pauvreté, avec son lot de discriminations et de carences, en est une. Vivre en région en situation de minorité en est une autre. Par exemple, en région, des lesbiennes peuvent souffrir d’isolement géographique, économique et identitaire, un cumul qui accroît le risque de détresse.

En plus de l’isolement, les discriminations et le manque de services adaptés peuvent fragiliser la santé mentale des femmes en situation de handicap. On fait le même constat en ce qui concerne les immigrantes nouvellement arrivées au Québec. Chez elles aussi l’isolement est une source de stress et de détresse psychologique. Elles sont loin de leur famille élargie et elles se retrouvent dans une société individualiste. Elles doivent s’adapter à un climat rude. Selon une travailleuse d’un centre pour femmes immigrantes, certaines femmes ont une vision « un peu cauchemardesque » de l’hiver; elles pensent qu’elles vont devoir vivre enfermées durant une saison entière.

Les conditions socioéconomiques des femmes se détériorent partout au Québec. Pour corriger les lacunes du système qui amplifient les inégalités sociales et la détresse des femmes, les travailleuses réclament plus de logements sociaux et une majoration des prestations d’aide sociale.
  1. VAN der SPEK, V. (2009). Nutrition et bien-être mental : Pourquoi et comment notre alimentation influence notre cerveau?, Bruxelles, Éditions De Boeck, 359 p.